La Figue de Solliès

Figues et rosé de Provence AOC

Figues et rosé de Provence AOC

« Il y a la figue et il y a la figue de Solliès »

Présentation

Certaines villes sont connues pour leur vignoble ou leur fromage. Solliès-Pont et son proche bassin ont leur figue ou plutôt leur « Violette ». Nom donné à la figue du terroir en raison de sa couleur.

La figue de Solliès puise son goût, sa finesse dans son environnement naturel et profite d’un climat adapté pour se développer. Ces conditions géographiques, associées au savoir-faire des producteurs, font de la « Violette de Solliès » une production phare de la région depuis longtemps et une vraie fierté.

Les producteurs allient aujourd’hui les méthodes les plus modernes au respect des traditions et de la nature pour vous offrir un fruit parfaitement sain et naturel.

Les obtentions d’une AOC en 2006 puis d’une AOP en 2011 viennent saluer le savoir-faire des arboriculteurs.

La récolte qui a lieu, suivant les années en fonction de la maturité, entre le 15 août et le 15 novembre est exclusivement manuel.

Un brin d’histoire

Dans la basse vallée du Gapeau, un réseau d’irrigation, attesté depuis le Moyen ge, a permis le développement de prairies et de jardins à côté de la traditionnelle trilogie méditerranéenne : céréales, vignes et oliviers.

Déjà citée par Olivier de Serres en 1620, son importance dans le secteur de Solliès se développe avec l’arrivée du chemin de fer, à la fin du XIXe siècle. L’arboriculture est favorisée par la rareté des gelées printanières et la précocité des récoltes. Les cerisiers dominent suivis des figuiers, des pêchers et des abricotiers. Les figuiers sont localisés sur les terres alluviales irrigables.

La production de fruits alimente les marchés locaux, nationaux et de l’Europe du nord-ouest. En 1907, le livre d’expédition de la gare de Solliès-Pont indique l’expédition quotidienne de 18 000 kg de figues fraîches durant la pleine saison.

Entre les deux guerres mondiales, les vergers de figuiers se développent. En 1932, la production de figues, avec 1260 tonnes, dépasse celle des cerises. L’olivier est en fort recul, victime des gels de 1929 et 1956, de la concurrence d’autres huiles végétales mais aussi de l’abandon de nombreuses parcelles exiguës et pentues avec la motorisation de l’agriculture.

À partir des années 1950, le figuier devient la culture dominante et la figue la production emblématique du bassin de Solliès. Les vergers composés uniquement de figuiers se multiplient et la physionomie des arbres changent avec la mise en place de techniques culturales plus rationnelles, notamment la généralisation de la taille basse qui évite l’emploi d’échelles lors de la cueillette.

Dans les années 1960, le secteur de Solliés représente environ le quart de la production fruitière départementale et la totalité de la production de figues commercialisée, soit 1 600 tonnes. L’arrivée du Canal de Provence, en 1977, permet d’accroître les périmètres irrigables et donc l’aire potentielle d’implantation de la Bourjassotte. Sur ces nouveaux terroirs irrigables, des figuiers sont parfois installés à la place de vignes. Au milieu des années 1980, la production se stabilise autour de 2 500 tonnes.

La filière se structure avec la création de la coopérative Copsolfruit en 1961 qui regroupe une quinzaine d’agriculteurs. Les débouchés sont d’abord locaux et nationaux avec le marché des grandes villes françaises mais s’ouvrent davantage à l’exportation (Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas et Danemark).

Aujourd’hui, la production de la figue de Solliès qui se cultive sur un bassin de 15 communes représente près de 1500 tonnes soit le premier bassin de production français.

Ses saveurs gustatives uniques en font un fruit très apprécié dans le monde de la gastronomie.